samedi 22 février 2014

Volkswagen Student Concept : Une Up! avant l'heure.


     Vous connaissez certainement la Volkswagen Up!, cette mini-citadine au look particulier, et qui se vend plutôt bien. Elle a même donné deux sœurs quasi-jumelles : les Seat Mii et Skoda Citigo. 

     Et bien l'idée d'une petite voiture en dessous de la Polo ne date pas d'hier. En effet, bien qu'en Europe, nous ayons connu la Lupo (1998-2005) et la Fox (2005-2012) plus grande, il existe une voiture encore plus ancienne qui a la particularité d'avoir un dessin très proche de la Up!. Pour ainsi dire, elle représente ce à quoi la Up! aurait ressemblé si elle était sortie dans les années 80.
     En 1982, peu de temps après la sortie de la seconde génération de Polo, VW dévoile un prototype au style assez radical pour l'époque et à la taille limitée de 3,13 m : il s'agit de la Volkswagen Student Concept. Propulsée par un petit 4 cylindres 1,1 litres de 49 chevaux, cette mini-citadine, malgré un certain potentiel, n'ira pas jusqu'au stade de la production. Volkswagen réinterprètera néanmoins le style de sa face avant pour la Passat de 1988.


Caractéristiques :
Nom complet : Volkswagen Student Concept
Longueur : 3130 mm
Largeur : 1512 mm
Hauteur : 1318 mm
Cx : 0.30
Nombre de passagers admis : 4

Moteur : 4 cylindres en ligne, 8 soupapes de 1093 cm3.
Puissance : 50 ch à 5800 tr/min.
Couple : 79 Nm à 3000 tr/min.
Alimentation : essence.



vendredi 14 février 2014

Une nouvelle Renault Twingo en 2014.


     Le court article d'aujourd'hui ne présente pas vraiment une curiosité automobile, mais plutôt un voiture vouée à être un best-seller. Voici la Renault Twingo 2014.
      Reprenant la calandre des Renault actuelles, elle puise son design dans les gènes de la première Twingo de 1993, mais aussi en partie dans les gènes de la Supercinq (surtout à l'arrière, avec son hayon plat). Le moteur est à l'arrière, d'où un capot très court. Ceci est une conséquence du développement commun avec Smart, et sa future gamme. Le capot très court (et sans moteur) devrait permettre un rayon de braquage très intéressant en ville.

 La Twingo devient une 5 portes, mais garde l'allure d'une 3 portes, avec ses poignées arrières camouflées dans le montant des portières.

     Renault a présenté plusieurs versions de cette Twingo : 
- une version « normale »
- une découvrable
- une sportive.

     L'intérieur n'a pas été dévoilé, mais devrait être "Fun est coloré", comme la première Twingo.

     Normalement, elle devrait être commercialisée au second semestre 2014.
Ce qui est sûr, c'est qu'elle sera présenté au salon de Genève (6 au 16 mars 2014). C'est probablement à cette occasion qu'une date sera annoncé.

 
     Côté moteur, l'entr
ée de gamme sera un 1,0 litre 75 chevaux, tandis que le 0,9 litre TCe 90 chevaux de la Clio sera disponible pour les finitions supérieures. Aucun diesel annoncé.





vendredi 24 janvier 2014

La Hongqi CA 7200, une Audi 100 chinoise.


HongQi CA 7200
Hongqi CA 7180
     Entre 1982 et 1991, Audi commercialise en Europe la troisième génération de sa grande routière, l'Audi 100. A l'époque, le groupe Volkswagen AG est loin de se douter que ce même modèle serait toujours vendu dans les années 2000.

HongQi CA 7202

     Et pourtant, afin de pouvoir produire et vendre des voitures en Chine, le groupe Volkswagen AG s'associe au constructeur local FAW.

Hongqi 7202
     L'un des résultats de cette joint-venture est cette HongQi, qui n'est autre qu'une ancienne Audi 100/200 des années 80.


L'Audi 100 troisième génération. Base de la HongQi CA.

vendredi 10 janvier 2014

Les Toyota Publica et Toyota 1000, lointaines ancêtres de la Yaris.


     De 1961 à 1978, Toyota produit la Publica. Répondant au concept de "voiture nationale", elle était à l'époque la plus petite Toyota de la gamme. Elle était uniquement disponible en tant que voiture à deux portes, mais avec différentes carrosseries : berline, break, cabriolet, coupé, et même pick-up.


Les différentes générations de Toyota Publica

     Plusieurs générations furent produites :
Toyota Publica, série P10 de 1963
- La série P10 : Commercialisée en 1961 en berline 2 portes, elle fut rejointe par un break 2 portes, un coupé sportif (nommé Toyota Sports 800) et un cabriolet en 1963. Un pick-up fera son apparition l'année suivante. Cette série est équipée d'un bicylindre à plat 697 cm3 de 32 chevaux, à refroidissement par air.


- La série P20 : Sortie en 1966, elle constitue un restylage de la P10. La cylindrée du moteur passe à 790 cm3 et sa puissance passe à 36 chevaux. Quant à la version cabriolet, elle adopte le moteur à double carburateur de la Sports 800.


La Publica P20, dans sa version Station Wagon.

- La série P30 : Lancée en avril 1969, la Publica P30 devient en quelque sorte une "petite Corolla". Elle est d'ailleurs basée sur la plate-forme raccourcie de sa grande sœur Corolla. Le moteur 790 cm3 est repris pour les marchés ayant une forte demande de modèles bon marchés. Mais le moteur principal de ce modèle était un 4 cylindres de 993 cm3, avec refroidissement par eau, développant 58 chevaux. C'était en réalité le moteur 1077 cm3 de la Corolla, réalésé pour l'occasion. La Publica 800 bénéficiait de 40 chevaux et d'une vitesse maxi de 120 km/h, tandis que la 1100 SL pouvait atteindre 155 km/h. 

     En 1970, la Publica SL, version la plus puissante (1077 cm3 de 73 chevaux) voit son moteur remplacé par un plus moderne 1166 cm3 et se voit équipée de freins à disque.
     Après un restylage en 1972, la production d'une version coupé débute en 1973, sous le nom de Toyota Publica Starlet (nom de code KP40). Quant à la version restylée de la berline, elle porte le nom de code KP50. Elle est équipée du moteur 1166 cm3 de 64 chevaux. La Publica berline a vu sa production cesser en janvier 1978 pour laisser la place à la Toyota Starlet.


La Toyota 1000

     Parallèlement, de 1974 à 1978, la Publica P30 a été commercialisée sur des marchés extérieurs au Japon, avec le moteur 993 cm3, dans une version de 45 chevaux, sous le nom de Toyota 1000. Elle proposait des équipements peu communs pour l'époque : pneus à carcasse radiale, appuis-tête avant, vitres teintées, lunette arrière chauffante et même une radio.







dimanche 1 décembre 2013

La FSO Polonez, la plus célèbre des Polski-Fiat.



     Au début de la Seconde Guerre Mondiale, la Pologne et son industrie automobile sont totalement ravagés. Un comité central pour la motorisation est mis en place en 1946, et annonce la création d’une industrie automobile. C’est dans cet esprit que FSO (Fabryka Samochodów Osobowych) voit le jour le 27 décembre 1947. L’année suivante, des accords sont signés pour la production d’un modèle Fiat à partir de 1950. 
La FSO Warszawa M20.
     La construction d’une nouvelle usine débute en mai 1949 à Varsovie. Mais l’URSS de Staline voit ces négociations avec le groupe italien d’un très mauvais œil, et fait cesser toute collaboration entre Fiat et la Pologne. En compensation, le gouvernement soviétique offre aux polonais la possibilité d’assembler sous licence des GAZ M20 Pobieda dans la nouvelle usine, dans un premier temps avec des pièces russes acheminées en Pologne, puis avec des pièces produites sur place.

Une FSO Syrena 102.
     L’accord officiel entre les deux pays est signé le 25 janvier 1950. Cette Pobieda assemblée en Pologne s'appellera FSO Warszawa. Elle sera plusieurs fois restylée par la suite.
     Dans les années 50, les ingénieurs de FSO penchent sur un modèle petit et abordable. Ainsi naitra la Syrena, équipée d'un bicylindre deux-temps de 22 chevaux. Après la production dans les années 30 de modèles Fiat (la Fiat 518 Ardita renommée Fiat Polski 518, la Fiat 508 Balilla sous le nom Fiat Polski 508) par la PZinz (usine et cabinet d'ingénierie national dépendant du Ministère de la Défense), Fiat allait faire un retour en Pologne pour la première fois depuis la dissolution de la PZinz par les allemands en 1939, et ce grâce à FSO.

La Fiat 125, base de la Polski-Fiat 125P.
     En effet, en 1965, le Gouvernement polonais choisi la Fiat 125 comme voiture porte drapeau de la Pologne pour assurer la motorisation de masse du pays. Un contrat de licence est signé entre Fiat et le Gouvernement Polonais. Fiat prend en main l'usine FSO, et la restructure. En 1967, FSO entame enfin la fabrication sous licence de la Fiat 125, qui se différencie de sa cousine italienne par ses feux ronds, alors qu’ils étaient carrés sur la version originale. Pour marquer sa spécificité, la voiture sera d’ailleurs rebaptisée Polski-Fiat 125p. 

La Polski-Fiat 125P.
     En réalité, les différences sont plus profondes puisque la 125p n’avait pas droit aux motorisations modernes de la 125 et reprenait les vieux blocs 1.3 de 60 chevaux et 1.5 de 75 chevaux des Fiat 1300 ou 1500. Il faudra attendre 1972 pour que la 125p ait droit aux 1.3 de 65 chevaux et 1.5 de 82 chevaux, plus modernes. Exportée dans tous les pays du bloc de l’Est, elle fut également un temps importée en Europe de l’Ouest, tout comme son clone Zastava 125p, construit en Yougoslavie. 
     Sa cousine Fiat 124 sera produite à Togliatti, en URSS, constituant la toute première Lada. Mais ceci est une autre histoire dont je vous reparlerai dans un prochain article sur la Lada "Zhigouli".
     Le contrat de licence expire le 31 décembre 1982 et la production se poursuivra jusqu'en 1991, sous le logo FSO. 1.445.699 exemplaires de la 125P seront produits sur les chaines polonaises.

     Mais revenons à la fin des années 1970. La gamme FSO est composée de la 125P, mais aussi de l'antédiluvienne Syrena. Afin de moderniser sa gamme et marquer sa différence avec Fiat, FSO fait appel à Italdesign pour lui dessiner un nouveau modèle, sur la base de la 125P. 
FSO Polonez
     Elle s'appellera FSO Polonez et sera présentée le 3 mai 1978. L'histoire veut que son design fût initialement destiné à la Lancia Delta de 1981, mais Lancia rejeta ce projet. Il s’agit d’une berline à hayon de taille moyenne, capable d’accueillir cinq passagers et qui reprend pour sa face avant les gênes stylistiques de la 125p, avec ses quatre phares ronds. Le style est assez actuel pour l’époque, mais la conception reste très rustique : c'est une propulsion dotée d’un essieu rigide et de ressorts à lames à l’arrière.

Deux moteurs, repris de la Polski-Fiat 125p, sont disponibles :
- le 1300 de 65 ch (uniquement pour le marché intérieur)
- le 1500 de 82 ch.

     A l'automne 1978, la Polonez est exportée en Europe, uniquement avec le moteur 1500 qui lui permet d'atteindre les 160 km/h. En France, c'est le réseau Chardonnet qui la vend sous le nom de Polski 1500, au prix de de 27 300F, soit 10 000F de plus que la berline 125P.

     Un modèle équipé du 2 litres de 112 chevaux de la Fiat 132 sera produit en série limitée dès 1979, principalement destinés à l'administration. 
     En 1980, une étude de coupé Polonez est commandée par les dirigeants de FSO. Le style et confié à Fiat tandis que l'on cherche un nom par le biais d'une consultation des lecteurs du journal Zycie Warszawy, qui finalement conseillent la conservation du nom Polonez. Ce coupé, disponible avec les mêmes blocs que la berline, sera produit à 300 exemplaires entre 1980 et 1983, dont quelques exemplaires dotés de l'injection. Il ne faut pas confondre la carrosserie coupé avec la 3 portes, ultérieure et beaucoup plus produite, qui partage plus de pièces avec la berline 5 portes. Par rapport à la berline, les portes du coupé sont allongées de 170 mm, la face avant est spécifique (reprise plus tard sur la berline), les montants centraux sont chromés, les sièges sont basculants et les vitres de custode arrières s'entrouvrent.
     C’est l’année suivant que la Polonez a droit à sa première motorisation diesel : un 2.0 de 84 chevaux produit par l’italien VM Motori. La demande est très faible et la voiture plus onéreuse à fabriquer et, du coup, seuls une petite centaine d’exemplaires sortiront des chaînes.

     Les premières évolutions ont lieu en 1981, avec l’apparition d’une boîte à cinq vitesses, d’un spoiler à l’arrière et d’une banquette rabattable.
     1986 est une année important pour la Polonez puisqu’elle subira son premier restylage, après huit années de carrière. Les changements concernent principalement la face avant et une troisième vitre latérale qui modernise sa ligne (tout est relatif). Sous le capot également, les modifications sont sensibles puisque deux nouveaux blocs 1.6 font leur apparition : un essence de 87 chevaux et un diesel en provenance de chez Volkswagen. La Polonez 1600, à moteur 1598 cm³ de 85 ch, autorise une vitesse de pointe de l’ordre de 165 km/h. En France, la 1500 prend le nom d’Alizé et la 1600 celui de Mistral. 
     En 1990, production en petite série de la Polonez 2.0 SLE à moteur Ford de 105 ch.



FSO Polonez de 1994
     En 1991, un deuxième restylage a lieu, avec une nouvelle face avant. La face arrière est également revue, avec un hayon plus pratique qui descend jusqu’au ras du pare-chocs. Seule la 1600 subsiste en France, où elle s’appelle de nouveau Polonez.

     En 1992, après un an d'absence, la version restylée fait son retour en Europe, sous le nom Polonez Caro. Grâce à un moteur 1.9 diesel de 71 ch d’origine PSA, FSO espère relancer sa carrière à l’exportation. Il n’en sera rien… De 1841 exemplaires en 1988, les immatriculations de FSO en France tombent à 161 unités en 1991, puis à 10 voitures en 1992. L’importation est stoppée, avant de reprendre brièvement en 1993, puis à nouveau en 1995. Le marché belge n’est pas mieux loti, puisque moins de 50 voitures trouvent preneur chaque année à partir de 1991. 

La Polonez Atu
     En 1993, un 1400 Rover de 105 ch fait son apparition sous le capot de la Caro. Ce moteur passe à 125 ch en 1994. Toujours en 1994, le coréen Daewoo devient propriétaire de FSO. Une quatre portes au style classique, un pick-up et un break sont dévoilés. La quatre portes s'appelle Atu, mais est renommée Atou sur le marché français (devant les protestations de l’assureur ATU). Quant au pick-up, il est vendu (en version simple cabine, nommée Truck) en France entre 1996 et 1997. Le modèle Truck Plus à double cabine, qui reprend toute la partie avant des berlines (à la manière des Dacia 1307 et 1309) est quant à elle réservée au marché local. La Polonez Atou est exposée au Mondial de l'automobile de Paris en 1996, avec une version ambulance de la Caro. À l’époque, le réseau Chardonnet propose la Caro FM, « le diesel le moins cher de France ». Mais l’importateur fait faillite, et les dernières Caro et Atou sont livrées en France au printemps 1997. 

La FSO Caro Plus.
     Les FSO disparaissent totalement des marchés français et néerlandais en 1997, puis en 1999 du marché belge. 
     A l'occasion d'un dernier léger restylage en 1997 (nouvelle calandre, nouveaux feux arrière, nouvel intérieur), les Caro et Atu deviennent Caro Plus et Atu Plus. La version break Kombi est présentée en mai 1999, et sa commercialisation débute en juillet… pour s’arrêter en décembre, devant la faible demande.

     La continuité des Caro Plus et Atu Plus est menacée par Daewoo (la Lanos est désormais produite sur place). D’ailleurs, les voitures sont progressivement renommées Daewoo-FSO à partir de 2000. Les dernières Polonez sont fabriquées en avril 2002, et seront bien malgré elles les dernières vraies voitures de la marque FSO.

     Néanmoins, l’usine continue de produire des Lanos pendant quelques années, alors que General Motors, propriétaire de Daewoo (en faillite), a rendu sa liberté au constructeur polonais.

La Polonez Atu Plus.
     Le 31 août 2004, Daewoo-FSO redevient FSO et assure la production des Matiz et Lanos pour le compte de General Motors.
     Le 13 juin 2005, l’État polonais vend 20 % du capital de l’entreprise au constructeur ukrainien ZAZ, qui en détiendra 88 % dès la fin de l’année. La Chevrolet Aveo est produite chez FSO depuis 2008. La licence Daewoo ayant pris fin en 2009, elle a désormais l’usine pour elle seule.


La Polonez Kombi, restée seulement 5 mois au catalogue.
La Daewoo-FSO Polonez Cargo Plus,
aménagée en ambulance.
Chronologie de la carrière de la FSO Polonez
- FSO Polonez (1978-1988)
- FSO Polonez « phase 2 » (1986-1989)
- FSO Polonez « phase 3 » (1989-1991)
- FSO Polonez Coupé (1980-1983)
- FSO Polonez Caro (1991-1997)
- FSO Polonez Atu (1996-1997)
- FSO Polonez Caro Plus (1997-2002)
- FSO Polonez Atu Plus (1997-2002)
- FSO Polonez Kombi (1999)
- FSO Polonez Analog
- FSO Polonez Cargo
- FSO Truck (1997-2002)
- FSO Truck Plus (1997-2002)