mardi 23 juin 2015

Premières photos de l'Alfa Romeo Guilia 2016.



     La nouvelle Alfa Romeo Giulia sera dévoilée ce mercredi 24 juin 2015, vers 19 heures. Mais 24 heures avant, voici déjà deux photos volées. D'autres illustrations ont également été révélées dans la presse auto. Cette berline d’environ 4,70 mètres viendra enfin remplacer la 159, disparue du catalogue Alfa en 2010.

     La gamme de motorisations essence sera composée du 4 cylindres 2,0 litres turbo 180/250/330 chevaux, avec en version sportive - probablement baptisée "Quadrifloglio Verde" - le 3,0 litres V6 bi-turbo de 510 chevaux, emprunté aux Maserati Ghibli et Quattroporte. En diesel, c’est le 4 cylindres 2,0 litres dérivé du bloc 2,2 litres Chrysler qui proposera des puissances de 135, 180 et 210 chevaux, le 3,0 litres V6 signé VM Motori – et déjà présent sur les Jeep Grand Cherokee et Maserati – en configurations 275 ch à 345 ch (bi-turbo).

     La production devrait démarrer en novembre 2015 dans le site de Cassino (Italie), la commercialisation débutant en février 2016.




mardi 10 février 2015

Nissan Santana, la japonaise de Wolfsburg !


     Peut-être vous souvenez-vous de la Volkswagen Santana, version 4 portes de la Volkswagen Passat B2, et vendue en France entre 1980 et 1985. Ce que l'on sait moins, c'est que celle-ci a également été vendu au Japon sous le nom de Nissan Santana.


     En effet, au début des années 80, Nissan et Volkswagen signèrent un partenariat. Le deal était de permettre à Nissan d'apprendre à réaliser des voitures de qualité « à l’européenne », plutôt haut-de-gamme. Le japonais pourrait ainsi, à long terme, proposer une marque premium. C'est d'ailleurs grâce à ce partenariat que Nissan créera en 1989 sa marque Infiniti. Et le meilleur moyen de parvenir à ses fins était de s'inspirer directement des constructeurs allemands. En échange, ce partenariat permettait à Volkswagen de contourner les taxes douanières japonaises et d'imposer sa marque au pays du soleil levant.


     Le président de Nissan de l’époque, Takashi Ishihara, est certain que la production de la Santana permettra au constructeur japonais de progresser dans la conception de produits premium.
     Les négociations entre Nissan et Volkswagen débutent en 1981, pour aboutir au lancement de la Nissan Santana (nom de code M30), qui garde cependant son blason VW, et récupère un petit blason Autosun à l’arrière (l’un des réseaux de distribution de Nissan).

     Avec la Santana, Nissan et Volkswagen pensent pouvoir exploser le marché avec une automobile aux standards allemands, mais retravaillée pour le marché japonais : conduite à droite bien sûr, mais aussi une taille un peu plus fine, En effet, particularité locale, la Nissan Santana était 5 mm plus étroite que la Santana vendue dans le reste du monde, afin d'être exonérée de la taxe touchant les voitures dépassant 1690 mm de large.

Nissan Santana Xi5 Autobahn DOHC

Nissan Santana Xi5 Autobahn DOHC
     Dans sa campagne publicitaire, Nissan ne cache pas l’origine allemande de sa M30 et met l’accent sur la qualité de fabrication.

     Trois moteurs étaient disponibles :
- un 4 cylindres essence 1,8 litres de 100 ch
- un 1.6 turbo diesel de 72 ch
- un 2.0 cinq cylindres de 107 ch. Ce 5 pattes était également disponible dans une version portée à 140 ch pour la version Xi5 Autobahn DOHC située au sommet de la gamme.
     Les moteurs à essence pouvaient disposer d'une transmission automatique.


     Point commun entre les japonais et les allemands, les équipements quasi-similaires, et la qualité de fabrication. Même fabriqué au Japon, à Kanagawa, la Santana n'a pas perdu en qualité.

     Malheureusement, malgré des ingrédients qui ne pouvaient que plaire à la classe aisée japonaise, attachée aux valeurs européennes (et accessoirement fortunée), la Nissan Santana ne se vendra qu’à 50 000 exemplaires en 7 ans de production, jusqu’en 1990, alors que Nissan avait prévu une production de 4000 exemplaires par mois.

     L’accord signé avec Volkswagen se poursuivra néanmoins avec la Nissan Passat (une Passat 3ème génération, dite B3), mais qui ne sera fabriquée qu’une seule année (1990-1991).


samedi 3 janvier 2015

Le concept Volvo Tundra (1979), prémices de la Citroën BX.


     A la fin des années 70, Volvo a étendu sa gamme avec la série 300 (343, 345 et 360) et se doit de préparer la succession de cette gamme tout en la rendant plus attractive.

C'est de profil que sa parenté avec
la Citroën BX est la plus évidente.
     Le constructeur suédois, qui avait déjà collaboré avec le styliste Bertone pour le coupé luxueux 262C (en 1977), décide de se rapprocher une nouvelle fois du styliste italien pour un coupé plus compact.


Une base de Volvo 343.

     Bertone propose alors à Volvo le concept Tundra, réalisé sur la base technique de la Volvo 343, et c'est Marcello Gandini qui s'est chargé de réaliser le style de ce concept, sans évoquer de près ou de loin la marque Volvo. Gandini était connu pour être le papa, entre autre de la Lamborghini Countach.
     Et on retrouve des lignes assez proches du concept Jaguar Ascot (1977), déjà une création de Gandini et Bertone. On retrouve la patte de Gandini dans cette obsession du moment pour les grandes vitres permettant un habitacle lumineux. La voiture était équipée d'un tachymètre digital et du moteur 4 cylindres 1.4 de 70 chevaux de la Volvo 343.

Son tableau de bord, à l'époque futuriste, était entièrement digital.
Un refus de Volvo.

    Jugé chez Volvo comme trop futuriste et trop éloignée du "style Volvo", elle ne verra finalement jamais le jour. En outre, les finances en berne du suédois l'obligent à finalement prolongé la carrière de la gamme 300 (jusqu'en 1991).







Conçue sur la base de la 343.


     Le concept Tundra reprenait la base technique de la Volvo série 300, qu'elle était censée remplacer.


Des lignes plus tard reprises pour la BX.
     La majeure partie des lignes de ce concept sera néanmoins reprise en 1982 sur la BX, dessinée pour Citroën afin de remplacer sa GSA.

La ligne de la Tundra a presque intégralement
été reprise pour la BX.


Album photo du concept Volvo Tundra.




mercredi 16 juillet 2014

Lada Granta Liftback : la low-cost russe à hayon.


     Après avoir lancé la Granta 4 portes fin 2011, Lada a présenté la variante liftback (comprenez "à hayon") en mars dernier. Une variante qui est arrivé ces jours-ci dans les concessions russes et devrait bientôt arriver chez nous.

     Chargée de faire la jonction entre l'ère AvtoVaz (celle des vieilles Fiat produites sous licence et autres Samara, Niva et plus récemment Priora) et l'ère Renault-Nissan (le groupe franco-nippon étant désormais actionnaire majoritaire du constructeur russe), la Granta accueille cette variante les bras ouverts, dans la mesure où elle est chargée d'améliorer les ventes de la gamme Granta, en dessous des objectifs fixés.


     La seule motorisation proposée est le 4 cylindres 1.6 L, mais dans différente puissances comprise entre 87 ch et 106 ch, et associé de série à une classique boite manuelle 5 rapports, mais pourra être associé à une boite auto 4 rapports en option.

     Elle sera conforme aux standards en vigueur sur les marchés où elle sera vendue. Ainsi en Europe de l’ouest, 4 airbags, l’ABS, l’ESP, la direction assistée et les appuies têtes à toutes les places seront proposés de série. 

     Pour les versions supérieures, on parle également d’équipements comme le volant en cuir, la sellerie en cuir, les sièges chauffants, le régulateur de vitesse, les jantes alu, l’ordinateur de bord ou les 4 vitres électriques.


vendredi 4 juillet 2014

Chevrolet Classic : Quand la Corsa B joue les prolongations.


     L'Amérique Latine a quasiment toujours été la terre d'accueil d'anciens modèles européens, reliftés ou rebadgés plus ou moins adroitement. Ces voitures anciennes de conception (oserais-je dire ces "cercueils roulants") étaient produites jusqu'à maintenant dépouillés de leurs équipements de sécurité (airbags, ABS...), avec des matériaux locaux (très bon marché) et une finition très légère.

     Seulement, depuis une nouvelle loi adoptée au Brésil, les constructeurs se doivent d'ajouter un ABS et un airbag à leurs voitures. Si certains constructeurs se sont résignés à arrêter la production de modèles trop coûteux à équiper (Volkswagen Combi, Fiat Uno...), d'autres font de la résistance.


     C'est le cas de la General Motors avec sa Chevrolet Classic (autrefois appelée Chevrolet Celta au Brésil et Buick Sail en Chine), dont la base n'est autre qu'une Opel Corsa B vendue en Europe entre 1993 et 2000, et ici disponible en 4 portes. 


     Mi-2014, GM est contraint d'équiper sa Chevrolet Classic d'organes de sécurité et facture 3 600 réals (1 200 €) l’installation de l’ABS et de deux airbags, ce qui met la Classic 1,0l VHC 77ch à 30 696 réals (10 100 €). Le constructeur propose également le dégivrage arrière et la direction assistée ( à 1 200 réals, soit 400€) et les vitres électriques et la condamnation centralisée (2 100 réals, soit 700 €).

     Chevrolet propose également une édition spéciale nommée Classic Avantage à 33 876 réals (11 200 €), qui offre direction assistée, vitres électriques, climatisation manuelle, jantes 14 pouces, condamnation centralisée, radio avec Bluetooth, montre digitale et insert en faux aluminium sur le pommeau de levier de vitesse. 

dimanche 22 juin 2014

La Renault 5 découvrable, préparée par LM Sovra.


     À partir de 1980, la société LM Sovra (SOciété de Vente et de Réparation Automobile) a réalisé des transformations sur la base de la Renault 5. En effet, la société transformait la Renault 5 en modèle découvrable.


     Le client déposait sa voiture pour 4 jours, qu'elle soit neuve où d'occasion. LM Sovra découpait la partie supérieure du pavillon à l'avant pour y mettre un hard top en polyester démontable. À l'arrière, le toit était remplacé par une capote qui s'ouvrait comme sur un cabriolet. Entre les deux, un arceau servait de renfort de caisse. Quant au coffre, il conservait son volume initial et sa banquette arrière rabattable.

     La réalisation était homologuée par le service des mines avec l'appui d'une nouvelle carte grise et d'un numéro de série riveté dans le compartiment moteur.

vendredi 18 avril 2014

La Peugeot 408 : une 308 à coffre pour la Chine.


     C'est ce week-end, au Salon de l'Automobile de Beijing, que Peugeot dévoilera la nouvelle génération de sa 408.

     Ce modèle, totalement inconnu pour les européens, est en fait la version berline à coffre de la 308 que nous connaissons.


     Cependant, ce n'est pas qu'un dérivé berline de la 308. D'autres éléments diffèrent : son empattement est rallongé pour offrir une plus grande habitabilité à l’arrière, une coutume dont les chinois sont friands. Le but est d'en faire une voiture plus haut-de-gamme que la 308 berline (elle-même issue de notre ancienne 308).

     Par rapport à la 308 (2ème génération), la découpe du capot est différente et s’arrête bien avant la calandre. Cette même calandre est plus grande que celle de la 308, et le lion retrouve sa place au milieu de la calandre (alors qu'il est sur le capot de la 308).

     Pour la partie arrière, les feux sont entièrement nouveaux. Proches de ceux de la 308 SW, ils restent différents.

     Deux moteurs devraient être disponibles au lancement : le 1,8l de 140ch et de 1,6l THP de 163ch.

     Dommage que cette voiture, vraiment très belle selon moi, ne soit pas destinée à sortir de Chine.

samedi 22 février 2014

Volkswagen Student Concept : Une Up! avant l'heure.


     Vous connaissez certainement la Volkswagen Up!, cette mini-citadine au look particulier, et qui se vend plutôt bien. Elle a même donné deux sœurs quasi-jumelles : les Seat Mii et Skoda Citigo. 

     Et bien l'idée d'une petite voiture en dessous de la Polo ne date pas d'hier. En effet, bien qu'en Europe, nous ayons connu la Lupo (1998-2005) et la Fox (2005-2012) plus grande, il existe une voiture encore plus ancienne qui a la particularité d'avoir un dessin très proche de la Up!. Pour ainsi dire, elle représente ce à quoi la Up! aurait ressemblé si elle était sortie dans les années 80.
     En 1982, peu de temps après la sortie de la seconde génération de Polo, VW dévoile un prototype au style assez radical pour l'époque et à la taille limitée de 3,13 m : il s'agit de la Volkswagen Student Concept. Propulsée par un petit 4 cylindres 1,1 litres de 49 chevaux, cette mini-citadine, malgré un certain potentiel, n'ira pas jusqu'au stade de la production. Volkswagen réinterprètera néanmoins le style de sa face avant pour la Passat de 1988.


Caractéristiques :
Nom complet : Volkswagen Student Concept
Longueur : 3130 mm
Largeur : 1512 mm
Hauteur : 1318 mm
Cx : 0.30
Nombre de passagers admis : 4

Moteur : 4 cylindres en ligne, 8 soupapes de 1093 cm3.
Puissance : 50 ch à 5800 tr/min.
Couple : 79 Nm à 3000 tr/min.
Alimentation : essence.